(Femmes !)

Vierges, illuminées, sorcières et saintes….

création 2020

Petite Thérèse originaire de la ville d’Avila, tu marches dans les forêts à la recherche d’extases, de lévitations et de vols de l’esprit. 

Petite Thérèse originaire de la ville d’Avila, sous les arbres de la forêt et au bord des rivières, tu reçois la grâce de la transverbération.

Crises d’épilepsie ?

Orgasmes provoqués par des mouvements masturbatoires ?

Peu importe… Tes expériences te laissent épuisée, mais tout embrasée du plus ardent amour de Dieu. 

 

Jeunes mexicaines élevées dans la foi catholique, je sais que la nuit le doute fait cambrer vos corps. Conscientes que votre vraie nature se manifeste dans les songes et lors de certaines coïncidences, vous ne pouvez pas vous empêcher au petit matin, de confectionner des calaveritas de azúcar.

Jeunes mexicaines aux illuminations colorées, vous courez les champs à la recherche des nahuas et des sorciers. 

Jeunes prophétesses déraisonnables, vous remontez vos jupons très haut dans les canaux de Xochimilco. 

Entre vos jambes, vos jardins flottants attendent les larmes sacrées de la Llorona.  

 

 Vierges enfantines qui se coiffent au bord des fleuves. Leurs cheveux sont comme des rideaux dorés et le peigne est d’argent fin.

Mais regardez comment les poissons boivent dans la rivière

Mais regardez comment ils boivent pour voir Dieu naitre 

Ils boivent et boivent et boivent encore

Pêcher dans la rivière pour voir naître Dieu

 

 Tout commence sous terre, à Lascaux. Tout commence à la Grotte Chauvet et pourtant… Elles sont toujours là, les mystiques et les illuminés. 

Madones inspirées… Vos danses sont des appâts !

Entre vos seins, les taureaux lunaires et les taureaux solaires viennent prendre du bon temps. Assoiffées de fécondités, de feux et de sang vous sautillez sur la terre d’alluvion et de sel du delta. 

Les hommes d’ici et les hommes de là-bas. Ceux d’avant et de maintenant finissent toujours par vous enfermer.  

 

 Tu es folle. C’est ce que disent ton père, ton frère et tous les hommes de ta famille.

Tu es folle, mais tu ne te donnes pas au premier venu. Tu marches sur la plage bordée par une forêt de pins parasols.

Le soleil tape et tout autour de toi se fragmente. Les écailles des cônes s'écartent pour libérer les pignons et au-dessus du sable, des éclats de sel sont en suspension. 

Au large apparaissent Marie-Madeleine, Marie-Salomé et Marie-Jacobé. 

Il ne te reste plus qu’à courir vers la mer, ôter tes vêtements et te servir de ta robe comme barque. Les vagues feront le reste. Elles te porteront vers les Saintes Maries de la Mer. 

 

Elles entortillaient leurs mains. Des rires fusaient et elles esquissaient des danses un peu grotesques. Les Dryades s’amusaient à l’ombre de l’arbre. Quand il leur restait un peu de souffle elles se mettaient à chanter. 

Quel bruit !

Dans la maison d’à côté, Érysichthon n’en pouvait plus. Ce sabbat le rendait fou. ll lui était tout bonnement impossible de se concentrer sur son travail du jour, la mise en place du patriarcat. Hors de lui, il attrapa une hache et traversa le lopin de terre qui séparait la maison de l’arbre.

Les Dryades partirent en courant, tandis qu’Érysichthon frappait l’arbre avec son arme. Le tronc se fendit et laissa jaillir du sang ainsi qu’un taureau. L’homme recula et se prit les pieds dans une racine. Il tomba au sol où la bête l’encorna. Blessé au poumon il ne tarda pas à mourir. Les dryades continuèrent leurs danses plus loin, sous d’autres arbres, mais malheureusement pour elles, Éryschithon avait de la descendance. 

Proposition picturale

Papier kraft

2 mètres sur 1 mètre

Fusain, pastel sec et encre de chine

© 2018 par Nicolas Mouton Bareil. Créé avec Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now